GALAXIAN, l'Univers de Michel Ettewiller, plasticien et auteur de science-fiction - © Michel Ettewiller.
SCIENCE-FICTION
DATA SONG - Livre Premier : Le Jeu des Lunes - Livre II : Sagittarius
RADIANCE - Celle qui rêve

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Amazon FranceBOD
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Librairie BOD  
Version papier : Prix : 12 € (TVA incluse)  
442 pages - Format : 13,5 X 21,5 cm  
Couverture souple (pelliculage brillant)
Intérieur : crème 90 g  
ISBN :   9 782322 378135
 


L'HISTOIRE

Terminus. Une colonie aux Confins de l’Empire humain. Un voyageur à la recherche de ses origines. Une Sainte Zombie que l’Église Spirite a fait étrangler afin d’interroger l’Âme des Morts. Et puis de belles Étrangères, des Filles Serpents, des Intelligences Artificielles dont Huit Incarnées. Des Entités jouant à un jeu pervers depuis l’Aube des Temps... Bienvenue dans le Premier Millénaire de la Diaspora Galactique !
◄ 2016, je dessinai une scène de crucifixion,
puis écrivis dans la foulée un poème.
J'intitulai Golgotha ces deux matérialisations
d’un cauchemar récurrent, puis je finis par ressentir
le besoin d'en écrire une histoire. Son histoire.
C’est ainsi que naquit la première version du
Cycle des Lunes, alors intitulée
le Chant des Lunes (publiée pour la première
fois en 2018 chez Amazon).

GOLGOTHA

Au tréfonds de ton sommeil 
Au seuil de cette porte 
Que tu crains depuis toujours 
Mais que tu franchis pourtant 
Car tu ne peux résister 
À ce chant dans ton esprit 
À ces mots qui résonnent 
En toi et te convoquent 
Comme le chant des Sirènes 
Et te mènent vers ta mort. 
 
À la nuit d’où tu surgis 
Succède une pénombre 
Tout au bout de laquelle 
Se dresse sur fond de Lune 
Le mont de ton supplice. 
Tu ignores quel crime 
Il te faut expier ici 
Mais la croix qui se dresse 
Devant l’astre nocturne 
Tu le sais bien est pour toi. 

Dans la nuit où tu sombres 
Te guettent les sorcières 
Une femme crie ton nom 
Elle te voit dans son rêve 
Et voudrait te retenir. 
Mais sur le Mont Golgotha 
S’impatientent les Furies. 
Tu dois être crucifié 
Sous la Lune qui monte 
Et rendre l’âme au matin.

Golgotha, le tableau.
▲ Je réalisai Golgotha — le tableau autant que
le poème — sous  l’influence musicale de Full Moon,
un texte déclamé par la poétesse Anne Clark
sur une musique inspirante. ▼

▲ Full Moon (mp4), d'Anne Clark.
Sa musique m'a inspiré Golgotha, le texte et le poème.
M.E.
DATA SONG — LE JEU DES LUNES

LIVRE PREMIER —   QUELQUES EXTRAITS 

Chapitre 18 : 
Fâtûl 
Opération Rescousse 
Chapitre 9
Traquenard Avenue 
La vengeance de Hanké 
« Les Anges envahirent le hall avec une précipitation dont il profita. Sa charge fut meurtrière. La rage d’Ûmanggô flamboyait en lui, libérant une énergie qui décuplait sa puissance musculaire, déjà considérable. Une dizaine de Cavaliers tombèrent sous ses coups. Leur sang, giclant d’atroces taillades, se mêlait à celui des Vorâni, à leurs viscères que le piétinement de la mêlée avait éparpillés sur les dalles, formant une boue rouge dans laquelle ils se convulsaient, en proie aux affres de l’agonie. D’un coup de pied, il projeta contre un mur un colosse qui venait de faire usage de son shotgun sans qu’il ressente le moindre impact. 
« D’un regard que dilataient l’horreur et la stupéfaction, l’Archange reculait à mesure que Hanké s’avançait vers lui. 
— Dehors, les Anges ! cria-t-il. Ce type n’est pas humain ! »
« Une créature aux allures de libellule venait de se poser au milieu de la mare, sur un affleurement d’écailles, et les observait de son œil unique, ailes éployées comme pour conserver son équilibre ou, peut-être, pouvoir s’envoler plus vite s’ils se montraient menaçants. D’une envergure égale à deux mains d’homme, ses ailes translucides s’irisaient, créaient à chacun de leurs battements une palpitation de lumière, un chatoiement qui rappelait à Valentin la féerie accompagnant le passage d’un vaisseau à travers un champ de confinement atmosphérique. 
— Une mâtikita, murmura Valentin. Un esprit-lumière. »
Chapitre 20 : 
Mon Chant te guidera 
Où Valentin Yû a besoin d’aide 
Chapitre 30 : 
En Sa Chair 
Où Valentin Yû meurt puis renaît 
Et connaît d’étranges voluptés 

 « Quelque chose en lui s’étonnait de ce que son environnement ne fût qu’obscurité et qu’il pût y marcher sans heurter jamais le moindre obstacle. Et puis, que signifiait cette vision d’une forêt qui lui apparaissait par flashes aléatoires, trop brefs pour qu’il pût être certain de sa réalité ? Il entrevoyait des arbres géants et des flaques d’eau rouge, des abysses d’ombre, des entrelacs de lianes et des tunnels traversant de prodigieux chaos de racines. Et puis des fûts écailleux, d’aspect ophidien… Mais la ténèbre du Chant l’emportait chaque fois sur cette vision vacillante. Le chuchotement reprenait, lancinant, dont chaque mot ranimait, exacerbait son désir. Ses fantasmes les plus impérieux se jouaient dans sa nuit intérieure, en un théâtre où un autre lui-même expérimentait les mille et une inventions de sa libido hypertrophiée. De robustes commères l’écartelaient sur des couches moelleuses comme de la chair femelle, le manipulaient, efficaces, déterminées, lui prodiguant d’humiliantes attentions, lui susurrant des promesses de plaisirs interdits. Des matrones ventrues, leurs seins boursouflés suintant d’un lait visqueux, lui donnaient la tétée en se gaussant de lui, lui crachaient au visage et dans la bouche leur écume de ménades furieuses, l’embrassaient jusqu’à ce qu’il suffoque, éructant des injures fantastiquement vulgaires. Elles l’entouraient, dandinant au-dessus de lui leurs croupes colossales, discutant d’un ton étrangement raisonnable de techniciennes des tourments qu’elles voulaient lui infliger quand il aurait fini d’avaler leurs fluides. À ses grossières et brutales mégères succédaient de graciles beautés, des houris miraculeusement belles. Ce serait elles, il le savait, qui l’amèneraient à l’anéantissement final… »
« Fâté’mâra glissa les bras sous son corps engourdi et le souleva, l’amena sous la masse de ses mamelles ; elles pesaient sur sa poitrine et sur son ventre, le submergeaient, exacerbaient un désir plus fort que l’engour­dissement de sa chair. L’énorme femme le portait comme on porte un enfant. Elle l’emmenait vers une phosphorescence qui scintillait dans la pénombre, une vapeur montant de l’or sombre du Mûr’hûsûl. 
— Notre Mère, Notre Âme, psalmodia Fâté’mâra en s’enfonçant dans ce halo. 
Des corps de femmes flottaient à la surface du Mûr’ hûsûl, s’animant, le temps d’un lent mouvement de nage. Une nage inconsciente, subodorait Valentin. Un réflexe. 
Fâté’mâra progressait dans le Mûr’hûsûl ; il clapotait crescendo à mesure que ses puissantes enjambées l’éloignaient du rivage. Son niveau, bientôt, atteignit la nuque du jeune homme. Il parvint à redresser la tête tandis que son corps disparaissait peu à peu dans la vase d’or. Il comprit qu’elle allait vraiment le noyer, qu’il allait mourir sur ce monde barbare, mourir sans même pouvoir hurler sa révolte, sans même pouvoir se débattre dans ce corps que quelque drogue lui avait confisqué. 
— Ta mort sera douce, petit Humain. Puis tu renaîtras. 
Elle le lâcha. 
— Les corps ne sombrent pas, dans cette vase… 
Elle pesa de ses paumes sur sa poitrine et l’enfourcha, le maintint à moins d’un mètre sous la surface. C’est ainsi qu’il mourut, emprisonné entre les cuisses colossales d’une femme-montagne. »

CHAPITRE 34 
Melancholia 
 Une étrange soirée 
— La Mère Ancienne m’a dit qu’avant l’arrivée des Deux Lunes elle priait. Je lui ai demandé pourquoi une créature aussi puissante avait pu ressentir le besoin de prier : « Parce que, m’a-t-elle répondu, de toute éternité, j’étais seule dans l’obscurité et le silence, et que je percevais, venues d’une ténèbre extérieure, des bribes de pensées, des rumeurs. Et je criais depuis mes Profondeurs vers cette nuit infinie, vers ces Présences ténues que j’imaginais confusément être des entités supérieures. ».

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Librairie BOD  
Version papier : Prix : 12 € (TVA incluse)  
434 pages - Format : 13,5 X 21,5 cm  
Couverture souple (pelliculage brillant)
Intérieur : crème 90 g  
ISBN :   9 782322  377756
 


▲ Data Song - Sagittarius
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L'HISTOIRE
Un mystérieux SOS lancé, un siècle auparavant, par l’IA d’un cargo fuyant un monde oublié, semble annoncer que les Lunes sont revenues. L’amiral La Rochelle envoie à la rescousse la 148ème Flotte ; le Veld i Osokobayô, le vaisseau des enfants Tanner et de leur associée zeldane, la précède en tant qu’éclaireur. L’expédition est encore à plusieurs jours lumière de son objectif quand des milliers de Lunes attaquent simultanément les planètes de l’Œcumène. La 148ème Flotte est rappelée pour participer à la défense de l’Empire humain, mais il est décidé que le Veld poursuivra son voyage en tant que navire humanitaire. Une succession d’événements imprévus vont changer l’objectif principal de la mission… Des entités se manifestent, qui semblent vouloir secourir les Humains : les Ombres. Nébuleuses, nuages électromagnétiques douées
de conscience, ces Ombres s'étendent sur plusieurs secondes-lumière. Elles escortent le vaisseau des Tanner. 
 Puis une attaque de Vaisseaux d’Or détruit les générateurs Spinrad du Veld, ainsi que l’un de ses hyperdynes. Le subespace lui étant désormais interdit (car sans Spinrad, impossible de franchir le mur de la lumière), le Veld doit se déplacer dans l’Espace euclidien. 
Il parviendra à remplir sa mission mais, entre-temps, l’une des Ombres a révélé à l’Équipage qu’il existe près de Sagittarius des Îles-Machines dont la technologie précède de plusieurs milliers d’années celle de l’Œcumène. Ces Îles-Machines pourraient aider l’Humanité dans sa lutte désespérée contre les Lunes. Mais d’autres Ombres vont se manifester ; certaines seront hostiles…
DATA SONG
SAGITTARIUS 

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LIVRE II 

  
QUELQUES EXTRAITS 

Chapitre 12
Une soirée au Kabukicho 
Geisha suçant des bonbons 
« Dans le temple bouddhique qui se dressait de l’autre côté du petit carrefour, une cloche sonna. Devant son torii, le portique séparant le monde spirituel du monde physique, s’alluma un écran holo où se jouait une scène qu’Ana Lucia Perfecta reconnut immédiatement. Elle montrait, sur fond de mégapole nocturne, une Geisha suçant des bonbons — c’était d’ailleurs sous ce titre que les Infosphères des Mondes sapientiaux avaient référencé cette scène, l’une des plus célèbres du cinéma primien de science-fiction. 
— Iri Hi Katamuku ! psalmodia la geisha. 
— Le soleil se couche, traduisit Ana Lucia dans un sourire. Mais votre geisha est en retard, car le soleil de Terra Prime se couchait bien avant — elle consulta son multifunc — bien avant minuit… » 

Chapitre 24 : 
Morrigan 
Où le Consensus révèle ses desseins 
« Une serveuse s’approcha. L’une des pseudo-personæ de la Maison Pachinko, le casino de la rue Jan-Jan. Une gynoïde de plastichair commandée par une IA externe. Ses formes hypertrophiées moulées dans une fausse dermo dorée arborant sur le sein gauche la carte d’un joker, elle évoluait avec une sorte d’élégance mécanique, une grâce de robote d’une étrangeté absolue. Elle prit leur commande, leur annonça qu’une autre serveuse leur apporterait tout cela dans moins de trois minutes, puis s’éloigna d’une démarche réglée comme le tic-tac d’un métronome. 
« Valentin pensa que, si elle avait possédé un cerveau intégré, il aurait pu — en d’autres circonstances, et s’il n’avait pas épousé les femmes les plus sexy du bord — être tenté par une expérience avec cette marionnette. 
— Petit pervers ! télépathisa Morrigan. 
— Certains clients du casino en raffolent, paraît-il. 
— Tu confierais tes petites manies à un morceau de plastichair ? 
— En réalité, intervint Carmen, il les confierait à l’IA du casino. » 
CHAPITRE 18
 Du silence de Kang 
Des Humains et des Ombres 

— Tu étais Serpente. Une substance étrangère, une métamorphe égarée en terre inconnue. Humaine, parfois, ou bien louve, corbelle ou serpente… Les légendes de l’Éire te disaient l’une des Trois Déesses de la Guerre et de la Mort… 
— Une Aliène déifiée par des Primitifs. 
— Tu parcourais les plaines où pourrissait la chair de tes élus, ceux dont tu m’apportais les Âmes… 
— Le Sidh ? 
— Ton monde originel. 
— Que veux-tu, Anandda ? 
— Que tu te rendes dans cette sylve où vivait la Zeldane, l’autre Serpente qui t’intéressait, je crois. 
— Fên Ité ? Elle m’attirait sans que je comprenne pourquoi, car je ne l’aimais guère… Pourquoi irai-je en son jardin ? 
— Parce qu’aujourd’hui tu vas recouvrer les facultés de ton espèce. 
— Pourquoi en ce jardin ? insista-t-elle. 
— Crois-moi, tu voudras tester ton pouvoir. Et un lieu isolé sera préférable.
Chapitre 31 : 
 Queen 
Un verre d'eau sublimée 
par un doigt de Pernod 
« Le passage, devant le Queen, s’arrondissait, formant une placette au centre de laquelle un îlot de tables et de chaises n’accueillait, en ce début de soirée, qu’une unique personne, une blonde sculpturale dont la tenue — un short et un débardeur kaki — mettait en valeur ses membres épais, musculeux, et ses tatouages. 
Deux superbes métisses en résille intégrale et ceinturon agrémenté d’instruments de correction bavardaient à l’entrée de la petite place, fumant des cigarettes de koolah et se renvoyant du bout de leurs cuissardes un ballon à moitié dégonflé. Elles ricanèrent comme il passait et que, d’un soupirail, s’exhalait une plainte. 
— Intéressé ? demanda l’une. »

RADIANCE 

CELLE QUI RÊVE